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TVA en restauration : guide complet 2026 pour comprendre, calculer et déclarer la TVA

Rédigé par Admin | 20 mars 2025

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un pilier de la fiscalité pour tout restaurateur, mais sa gestion peut vite devenir un véritable casse-tête

Avec ses différents taux, ses règles spécifiques à la consommation sur place ou à emporter, et les évolutions réglementaires, il est facile de s'y perdre. Pourtant, une bonne gestion de la TVA est non seulement une obligation légale, mais aussi un levier de performance financière.

Ce guide complet et mis à jour pour 2026 vous explique tout ce que vous devez savoir pour maîtriser la TVA en restauration en France, de la compréhension des taux à la déclaration, en passant par les nouvelles obligations et les erreurs à éviter.

1. TVA en restauration : définition, principes et règles 2026

Comment fonctionne la TVA ?

La TVA est un impôt indirect sur la consommation. En tant que restaurateur, vous agissez comme un collecteur pour l'État : vous facturez la TVA à vos clients sur chaque vente (TVA collectée), puis vous la reversez à l'administration fiscale. 

En parallèle, vous pouvez déduire la TVA que vous avez payée sur vos propres achats professionnels (matières premières, matériel, etc.), c'est la TVA déductible.

Le montant que vous devez à l'État correspond donc à la différence entre la TVA que vous avez collectée et celle que vous pouvez déduire.

 

Quelles nouveautés TVA depuis 2024–2026 ?

La principale nouveauté est le déploiement progressif de la facturation électronique obligatoire. À partir de 2026, toutes les entreprises, y compris les restaurants, devront être capables de recevoir des factures au format électronique. 

L'obligation d'émettre des factures électroniques s'appliquera ensuite progressivement. Cette réforme vise à simplifier les déclarations de TVA et à lutter contre la fraude. Il est donc essentiel d'anticiper cette transition en vous équipant d'un logiciel de caisse (POS) conforme.

La réforme de 2009 : un tournant pour le secteur

Pour comprendre la structure actuelle des taux, il est utile de rappeler la réforme de 2009. Avant cette date, la restauration était soumise à un taux unique de 19,6 %. 

La réforme a introduit un taux réduit (passé à 5,5 % puis ajusté) pour la majorité des services de restauration, afin de soutenir le secteur. Cependant, c'est aussi cette réforme qui a complexifié le système en maintenant un taux normal pour les boissons alcoolisées, créant ainsi la ventilation des taux que nous connaissons aujourd'hui.
 

 

 

 2. Les 4 taux de TVA en restauration 

Pour y voir clair, il faut comprendre qu'il existe quatre taux de TVA principaux en France, dont trois sont couramment utilisés en restauration. Le choix du taux dépend de la nature du produit (alimentaire, boisson alcoolisée ou non) et de son mode de consommation (immédiate ou différée, sur place ou à emporter). 

Voici un tableau récapitulatif pour vous aider à identifier rapidement le bon taux.

Produit ou Service

Taux Applicable

Exemples

Produits alimentaires à consommation différée

5,5 % (Taux réduit)

Plats à emporter sous vide, pain, viennoiseries, bouteille d'eau scellée.

Produits alimentaires à consommation immédiate

10 % (Taux intermédiaire)

Repas servis à table, plats à emporter chauds, sandwichs, boissons non alcoolisées servies au verre.

Boissons alcoolisées

20 % (Taux normal)

Vin, bière, spiritueux, cocktails (servis sur place ou à emporter).

Produits spécifiques (luxe, confiseries...)

20 % (Taux normal)

Caviar, confiseries, certains chocolats (principalement en vente à emporter).


3. TVA sur les boissons en restauration

La gestion de la TVA sur les boissons est une source fréquente d'erreurs. La règle principale à retenir est que l'alcool est toujours taxé au taux normal.

Boissons alcoolisées (20 %)

Toutes les boissons contenant de l'alcool sont soumises au taux de TVA de 20 %, sans exception. Que ce soit un verre de vin servi à table, une bière à emporter ou un cocktail, le taux reste le même.

Boissons non alcoolisées (5,5 % ou 10 %)

Ici, la distinction se fait sur le mode de consommation. Une boisson non alcoolisée vendue dans un contenant qui permet sa conservation (bouteille fermée, canette) est taxée à 5,5 %. En revanche, si elle est servie pour une consommation immédiate (au verre, à la pression, gobelet ouvert), elle est taxée à 10 %.

Cas particuliers (bars, cafés, brunch, room-service)

La théorie est une chose, mais la pratique quotidienne dans un bar, un café ou lors d'un service de brunch peut soulever des questions spécifiques. 

La clé est toujours de revenir aux principes de base : la nature du produit (alcoolisé ou non) et le mode de consommation (immédiat ou différé). 

Ces situations sont souvent celles où les erreurs sont les plus fréquentes. Voici quelques scénarios courants pour vous aider à y voir plus clair.

🚀Micro-scénario 1 : le café au comptoir Un client commande un expresso au bar. Le taux de TVA à appliquer est de 10 %. La raison est simple : le service est destiné à une consommation immédiate. Vous ne vendez pas un produit à conserver, mais une boisson préparée et servie dans un contenant (tasse, gobelet) qui ne permet pas sa conservation, même si le client décide de l'emporter.

🚀Micro-scénario 2 : la boisson à emporter scellée Un client achète une bouteille d'eau en plastique, fermée. Ici, le taux de TVA est de 5,5 %. Le critère déterminant est que le contenant est hermétique et permet une conservation. Le client peut donc emporter le produit pour une consommation différée (plus tard dans la journée, le lendemain...). C'est la même règle qui s'applique à une canette de soda ou à une bouteille de jus de fruits fermée.

🚀Micro-scénario 3 : le menu brunch avec alcool Votre restaurant propose une formule brunch à 35 € qui inclut des plats, un jus d'orange et une coupe de champagne. Dans ce cas, il est obligatoire de ventiler les taux de TVA. Vous ne pouvez pas appliquer un taux unique de 10 %. Vous devez déterminer la part du prix qui correspond à chaque catégorie pour appliquer le bon taux :

  • Les plats et le jus d'orange seront soumis au taux de 10 %.
  • La coupe de champagne, en tant que boisson alcoolisée, sera soumise au taux de 20 %. Cette ventilation doit apparaître clairement sur votre ticket de caisse et dans votre comptabilité.

4. TVA sur les produits alimentaires et plats préparés

Taux 10 % : la majorité des plats

Le taux intermédiaire de 10 % s'applique à la grande majorité des produits alimentaires préparés en vue d'une consommation immédiate, qu'ils soient servis à table ou à emporter (plats du jour, sandwichs, salades préparées, etc.).

Taux 5,5 % : produits non transformés

Le taux réduit de 5,5 % s'applique aux produits alimentaires vendus sous un emballage permettant leur conservation et une consommation différée. Pensez à une baguette de pain, une viennoiserie, un plat cuisiné sous vide ou un yaourt.

Taux 20 % : produits spécifiques

Le taux normal de 20 % s'applique à une liste limitée de produits considérés comme des produits de luxe ou des confiseries, tels que le caviar, la margarine, la plupart des chocolats et les bonbons.

5. TVA en vente à emporter : règles et exceptions

Cas simples (sandwiches, salades, desserts)

Pour la plupart des produits de snacking ou des plats préparés vendus à emporter pour une consommation immédiate, le taux est de 10 %. Si le produit est vendu dans un contenant hermétique pour une consommation ultérieure, le taux passe à 5,5 %.

Cas complexes (menus mixte, boissons, options)

Le principal défi de la vente à emporter est la gestion des menus qui combinent différents taux. Un menu "sandwich + boisson non alcoolisée en canette + paquet de chips" doit faire l'objet d'une ventilation : 10 % pour le sandwich et les chips, et 5,5 % pour la canette.

Le cas du “à emporter v/s livraison”

Les règles de TVA sont les mêmes que la vente soit effectuée en "click and collect" (retrait sur place) ou via une plateforme de livraison comme Deliveroo ou Uber Eats. Ce n'est pas le mode de transport qui détermine le taux, mais la nature du produit vendu.

6. TVA pour la consommation sur place

Critères pour considérer “sur place”

La "consommation sur place" est caractérisée par la mise à disposition d'un environnement permettant de consommer les produits : tables, chaises, mange-debout, comptoir, et un service associé (même minimal).

Taux appliqué en 2026

Le taux de base pour tous les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées consommés sur place est de 10 %. Les boissons alcoolisées restent, elles, à 20 %.

Cas particuliers : buffets, brunchs, options premium

Pour les formules comme les buffets à volonté ou les brunchs, il est impératif de ventiler les recettes si des boissons alcoolisées sont incluses dans le prix forfaitaire. Vous devez déterminer la part du prix qui correspond à l'alcool pour lui appliquer le taux de 20 %.

7. Quels restaurateurs doivent appliquer la TVA ?

Restaurants traditionnels

Tous les restaurants traditionnels, bistrots et brasseries sont concernés par la collecte et la déclaration de la TVA, selon les taux vus précédemment.

Food trucks, dark kitchens, snacking

Ces nouveaux modèles de restauration sont soumis aux mêmes règles de TVA. La distinction se fera principalement sur les critères de "consommation sur place" (si un espace est aménagé) ou "à emporter".

Traiteurs et prestations événementielles

Les services de traiteur sont considérés comme des prestations de services et sont généralement soumis au taux de 10 %. Cependant, si la prestation inclut la location de matériel ou de personnel sans fourniture de nourriture, les taux peuvent varier.

Micro-entrepreneurs et franchise en base

Les micro-entrepreneurs peuvent bénéficier du régime de la "franchise en base de TVA", qui les exonère de la déclaration et du paiement de la TVA tant que leur chiffre d'affaires ne dépasse pas un certain seuil (91 900 € pour la vente de marchandises et la restauration sur place, seuils 2023-2025, sujets à révision). 

Attention, en contrepartie, ils ne peuvent pas récupérer la TVA sur leurs achats.

8. Comment calculer la TVA en restauration: méthode simplifiée 2026


 

Étape 1 : Identifier le taux

Pour chaque produit vendu, votre système de caisse doit être paramétré pour appliquer le bon taux de TVA (5,5 %, 10 % ou 20 %).

Étape 2 : Calculer la TVA collectée

Sur une période donnée (ex: un mois), additionnez toute la TVA que vous avez facturée à vos clients. C'est la TVA collectée.

Étape 3 : Calculer la TVA déductible

Rassemblez toutes vos factures d'achats professionnels (matières premières, électricité, loyer, matériel...) et additionnez la TVA que vous avez payée. C'est la TVA déductible.

Étape 4 : TVA à reverser & formule

La formule est simple : TVA à payer = TVA collectée - TVA déductible. Si le résultat est positif, c'est le montant à verser à l'État. S'il est négatif, vous avez un crédit de TVA.

9. Comment déclarer la TVA en restauration ?

La déclaration de la TVA est une procédure rigoureuse et incontournable pour tout restaurateur. Il ne s'agit pas seulement de remplir un formulaire, mais de suivre un processus précis en respectant des délais stricts pour rester en conformité avec l'administration fiscale. 

Quels formulaires utiliser en 2026

Le formulaire à utiliser dépend de votre régime d'imposition, qui est généralement déterminé par votre chiffre d'affaires. Il en existe principalement deux :

  • Le régime réel normal (déclaration CA3) : C'est le régime le plus courant pour la majorité des restaurants. Il implique une déclaration mensuelle (ou trimestrielle si votre TVA due annuellement est inférieure à 4 000 €). Le formulaire associé est le CA3.
  • Le régime réel simplifié (déclaration CA12) : Ce régime est accessible aux entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à certains seuils. Il simplifie la procédure avec une seule déclaration annuelle, le formulaire CA12, qui récapitule toute l'année. Cependant, il exige le paiement de deux acomptes semestriels en cours d'année.

Où et quand déclarer ?

La déclaration de la TVA est aujourd'hui entièrement dématérialisée. Vous devez obligatoirement effectuer cette démarche en ligne, via votre espace professionnel sur le site impots.gouv.fr. Le processus est simple : une fois connecté, vous accédez à la section TVA, sélectionnez la période à déclarer, puis remplissez les différentes cases avec les montants de votre TVA collectée (ventilée par taux) et de votre TVA déductible. 

Le paiement (télépaiement) se fait également directement depuis cette interface, généralement par prélèvement bancaire.

Délais, périodicité, acomptes

Le respect des délais est crucial. Ils varient selon votre régime :

  • Pour le régime réel normal (CA3) : La déclaration est mensuelle. Vous devez la déposer et la payer entre le 15 et le 24 du mois qui suit le mois déclaré. La date exacte dépend de votre forme juridique et de votre lieu d'implantation. Cette date est clairement indiquée dans votre calendrier fiscal sur votre espace professionnel.
  • Pour le régime réel simplifié (CA12) : Le processus est en deux temps. Vous devez payer deux acomptes semestriels (en juillet et en décembre), basés sur la TVA due l'année précédente. Puis, vous devez déposer votre déclaration annuelle CA12 au plus tard le 2ème jour ouvré suivant le 1er mai pour régulariser le montant total de la TVA de l'année écoulée.

Que se passe-t-il en cas de retard ?

L'administration fiscale est très stricte sur les délais et les pénalités peuvent rapidement s'accumuler. Tout retard, même d'un seul jour, entraîne des sanctions financières :

  • Une majoration de 10 % du montant de la TVA due, pour défaut de déclaration dans les délais.
  • Des intérêts de retard, calculés à un taux de 0,20 % par mois de retard.
  • Cette majoration peut grimper jusqu'à 40 % si vous ne régularisez pas votre situation après une mise en demeure.

Il est donc fondamental d'être rigoureux et d'anticiper vos échéances. La meilleure protection contre ces pénalités est une comptabilité bien tenue et le respect scrupuleux du calendrier fiscal.

10. Comment récupérer la TVA déductible ?

La récupération de la TVA déductible n'est pas une simple formalité administrative, c'est un levier direct pour optimiser votre trésorerie et votre rentabilité. Chaque euro de TVA que vous payez sur vos dépenses professionnelles est une créance que vous détenez sur l'État. Savoir comment la récupérer efficacement est donc une compétence financière essentielle pour tout gérant de restaurant.

Quelles sont les conditions pour être déductible ?

Pour qu'une dépense ouvre droit à la déduction de la TVA, elle doit respecter deux conditions strictes et non négociables. L'absence de l'une ou l'autre peut entraîner un redressement en cas de contrôle.

  1. La dépense doit être nécessaire à l'exploitation de votre restaurant. Cela signifie qu'elle doit être engagée dans l'intérêt direct de votre activité. Les achats de matières premières, le matériel de cuisine ou les services de nettoyage sont évidemment inclus. En revanche, les dépenses à caractère personnel sont exclues.
  2. Vous devez détenir une facture en bonne et due forme. C'est le point le plus crucial. Un simple ticket de caisse ne suffit pas. La facture doit être complète et mentionner obligatoirement : le nom et l'adresse de votre restaurant, le nom et l'adresse du fournisseur, son numéro de TVA, la date, une description détaillée des produits ou services, et bien sûr, le montant hors taxes (HT), le taux de TVA appliqué et le montant de la TVA. Sans facture conforme, pas de déduction possible.

Quels sont les principaux achats déductibles pour un restaurant ?

La liste des dépenses ouvrant droit à la déduction de TVA est très large et couvre la quasi-totalité de vos charges d'exploitation. Pensez à bien conserver toutes les factures correspondantes. 

Voici les catégories les plus courantes :

  • Matières premières et marchandises : Tous vos achats de produits alimentaires, boissons (alcoolisées ou non), ingrédients, etc.
  • Frais généraux et de fonctionnement : Vos factures d'électricité, de gaz, d'eau, vos abonnements téléphoniques et internet, vos frais de packaging pour la vente à emporter, les produits d'entretien, les uniformes du personnel.
  • Investissements et services : L'achat de matériel de cuisine (fours, réfrigérateurs...), de mobilier pour la salle, les honoraires de votre expert-comptable, vos frais de publicité et de communication, les abonnements à des logiciels de gestion comme TheFork Manager.

Comment demander un remboursement d'un crédit de TVA ?

Lorsque le montant de votre TVA déductible (ce que vous avez payé) est supérieur au montant de votre TVA collectée (ce que vous avez facturé) sur une période, vous disposez d'un crédit de TVA. Deux options s'offrent alors à vous :

  1. L'imputation (option par défaut) : C'est la solution la plus simple. Le montant de votre crédit de TVA est automatiquement reporté sur la déclaration suivante et viendra en déduction de la TVA que vous devrez payer à ce moment-là. Vous n'avez rien à faire de particulier pour cela.
  2. La demande de remboursement : Si vous préférez récupérer directement la somme sur votre compte bancaire, vous devez en faire la demande explicite. Cette démarche se fait directement lors de votre déclaration de TVA en ligne (formulaire CA3 ou CA12), en cochant la case prévue à cet effet et en indiquant le montant du remboursement souhaité.

Les conditions pour demander un remboursement varient :

  • Annuellement : C'est la procédure standard si vous êtes au régime simplifié (déclaration CA12).
  • Trimestriellement : Vous pouvez le demander si votre crédit est supérieur à 760 €.
  • Mensuellement : C'est possible si vous êtes au régime normal et que votre déclaration du mois fait apparaître un crédit d'au moins 760 €.

Le remboursement est particulièrement utile en phase d'investissement lourd (par exemple, lors de l'achat de nouveau matériel coûteux), car il vous permet de récupérer rapidement la TVA payée et de soulager votre trésorerie.

11. TVA et facturation électronique obligatoire

Ce qui change pour les restaurateurs

La facturation électronique va transformer la gestion administrative. Vous devrez être en mesure de recevoir et d'émettre des factures dans des formats électroniques standardisés via des plateformes certifiées. L'objectif pour l'État est de pré-remplir à terme vos déclarations de TVA, simplifiant la procédure mais exigeant une rigueur accrue en amont.

Obligations techniques (POS, factures numériques)

Votre logiciel de caisse (POS) devra être conforme aux nouvelles normes pour pouvoir générer des factures électroniques valides. Il ne s'agira plus d'un simple PDF, mais d'un fichier de données structurées. Il est essentiel d'anticiper cette transition en discutant dès maintenant avec votre fournisseur de logiciel.

Impacts sur la gestion de la TVA

À terme, cette réforme devrait réduire le temps passé sur les déclarations. Cependant, elle demandera une parfaite synchronisation entre votre caisse, votre comptabilité et les plateformes de l'État. La ventilation correcte des taux de TVA à la source (dès l'encaissement) deviendra encore plus cruciale, car les données seront transmises quasi instantanément.

12. Les erreurs de TVA les plus fréquentes en restauration

 

Mauvais taux sur menus mixtes

L'erreur la plus classique est d'appliquer un seul taux de 10 % à un menu qui inclut une boisson alcoolisée. Il faut impérativement ventiler la recette pour appliquer 20 % sur la partie alcool.

Mauvais taux sur les boissons

Confondre le taux de 5,5 % (boisson en contenant scellé) et 10 % (boisson servie au verre) est très fréquent. Un bon paramétrage de votre caisse est essentiel pour éviter cette erreur.

Oublis lors de la vente à emporter

Oublier d'appliquer le taux de 5,5 % sur des produits qui le permettent (ex: une bouteille d'eau vendue avec un sandwich) vous fait collecter trop de TVA et réduit votre marge.

Mauvaise classification des produits haut de gamme

Vendre du caviar ou des confiseries à emporter au taux de 10 % au lieu de 20 % est une erreur qui peut coûter cher en cas de contrôle fiscal.

Absence de ventilation des taux sur facture

Vos tickets de caisse et factures doivent clairement faire apparaître les différents taux de TVA appliqués. Une absence de ventilation peut remettre en cause la déductibilité de la TVA pour vos clients professionnels.

13. Comment un logiciel de gestion peut aider: TheFork Manager

Une gestion rigoureuse de la TVA repose sur des données fiables et une organisation sans faille. Un logiciel comme TheFork Manager vous aide indirectement mais puissamment dans cette tâche.

Automatisation des réservations

En automatisant la prise de réservation et en centralisant toutes les sources (téléphone, web, partenaires) sur un seul agenda, vous libérez un temps précieux. Ce temps peut être réinvesti dans des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme le contrôle de votre comptabilité.

Statistiques utiles pour la fiscalité et le chiffre d’affaires

TheFork Manager vous fournit des statistiques claires sur votre activité : nombre de couverts par service, ticket moyen, provenance des clients... Ces données sont une base solide et fiable pour établir des prévisionnels de chiffre d'affaires et croiser vos informations avec votre comptabilité pour des déclarations plus justes.

Intégration avec la gestion quotidienne (sales, tickets…)

Un flux de travail fluide entre la réservation et l'encaissement est essentiel. En connectant les informations de réservation à votre système de caisse, vous assurez une traçabilité parfaite de chaque client, ce qui simplifie le suivi des ventes et la ventilation des recettes, un point crucial pour la TVA.

Gain de temps pour la conformité TVA

En fin de compte, l'optimisation de vos opérations quotidiennes grâce à un outil de gestion performant vous permet de dégager du temps pour vous concentrer sur des aspects aussi importants que la conformité fiscale. Moins de temps passé à gérer les réservations, c'est plus de temps pour piloter votre restaurant sereinement.

 

 

14. FAQ TVA en restauration: mise à jour 2026

Quel est le taux de TVA en restauration en 2026 ?

 Il y a principalement trois taux : 10 % pour la plupart des plats et boissons non alcoolisées à consommation immédiate, 5,5 % pour les produits à emporter à consommation différée, et 20 % pour les boissons alcoolisées et certains produits de luxe.

TVA sur place vs à emporter : quelles différences ?

La principale différence concerne les produits pouvant être conservés. Une bouteille d'eau scellée sera à 5,5 % à emporter, mais si elle est ouverte et servie à table, elle passe à 10 %. La nourriture préparée pour une consommation immédiate est généralement à 10 % dans les deux cas.

Comment calculer la TVA sur un menu mixte ?

Vous devez ventiler le prix du menu. Par exemple, pour un menu à 25 € avec un verre de vin, vous devez déterminer la part du prix correspondant au vin pour lui appliquer le taux de 20 %, le reste étant à 10 %.

Comment gérer la TVA sur les boissons alcoolisées ?

C'est simple : toutes les boissons alcoolisées, sans exception, sont soumises au taux de TVA de 20 %, qu'elles soient consommées sur place, à emporter ou en livraison.

La TVA est-elle différente en livraison ?

Non, les règles de TVA sont les mêmes qu'en vente à emporter. Le taux applicable dépend de la nature du produit (alimentaire, boisson, alcool) et non du fait qu'il soit livré par un tiers ou retiré par le client.

Un micro-entrepreneur doit-il facturer la TVA ?

Non, s'il bénéficie du régime de la franchise en base de TVA (chiffre d'affaires inférieur à 91 900 € pour la restauration), il ne facture pas la TVA. Ses factures doivent porter la mention "TVA non applicable, art. 293 B du CGI".

Quels achats donnent droit à une TVA déductible ?

Toutes les dépenses engagées pour les besoins de votre activité professionnelle permettent de déduire la TVA, à condition d'avoir une facture conforme. Cela inclut les matières premières, le matériel, l'énergie, les services de communication, les honoraires comptables, etc.

Comment éviter les erreurs de TVA dans un restaurant ?

La meilleure façon est d'avoir un logiciel de caisse (POS) correctement paramétré avec les bons taux pour chaque produit. Il est également conseillé de faire appel à un expert-comptable pour valider votre configuration et vos déclarations.